… Prendre le métro

METRO

J’ai l’habitude de vous confier ô combien j’aime Paris et ô combien cette ville peut s’avérer agréable et pratique. Il n’empêche, il y a certains matins (si ce n’est tous) ou je me passerai bien de prendre le métro aux heures de pointe, j’ai vu mieux pour bien démarrer la journée. Mais je ne suis pas la pire, j’ai une amie, Linda, qui venait de Lyon, et qui s’est vraiment difficilement adapté. Quand elle est arrivée dans la capitale, le métro, ses labyrinthes et ses lignes infinies ont presque réussi à la charmer. Oui oui, vous avez bien entendu (enfin lu en fait). C’est juste que si on faisait abstraction des odeurs, le fait de pouvoir se balader sept jours sur sept sans se poser la question des horaires était pour elle une vraie libération. Autre avantage en tant que non-parisienne, quand on ne connait pas la ville, il suffit de connaitre la station de métro la plus proche du lieu de destination, et hop on sait facilement comment s’y rendre. N’ayant pas spécialement un bon sens de l’orientation, elle a rapidement trouvé ça hyper pratique et  le métro est vite devenu son moyen de transport privilégié.

Ah, j’ai oublié de vous dire qu’elle avait bel et bien le permis, mais qu’elle n’aime pas conduire pour autant. Mais alors pas du tout. Et encore moins à Paris, vous imaginez bien. Et puis, ce n’est pas à Paris que la voiture est des plus utiles… Enfin, peut être que c’est pour ça qu’elle aimait se balader en métro.

Mais ça, c’était avant

Avant que le métro devienne son quotidien. Avant de connaitre la ligne 13 aussi. Avant de savoir comment se traduit la canicule dans une rame de métro bondée. Avant enfin de comprendre que certaines personnes se sentent véritablement chez elle dans ce lieu de passage de masse. Et encore je ne vous parle pas du RER, pour lequel, elle manquait de tolérance.

Et d’ailleurs, j’étais d’accord avec elle sur certains points! combien de fois on rate un appel important dans le métro car il n’y a plus de réseau ? Combien de fois on ne compte plus les métros qu’on laisse passer car bourrés à craquer ? Combien de fois se retrouve-t-on piégé en plein milieu de rame sans pouvoir s’accrocher à quoi que ce soit ? Alors certes, ce n’est pas tous les jours, mais quand ça arrive, on perd vite sa patience.

Alors Linda a trouvé une solution alternative.

Pour ne pas coller au stéréotype de la Parisienne qui ne fait que de se plaindre et qui n’est jamais contente, eh bien elle a décidé de dire stop à ce moyen de transport qui la rendait aigrie de 7h à 9h du matin. Elle a tout simplement opté pour un mode de transport qui lui correspondait mieux : le vélo. Abonnée à Vélib’ pendant deux ans, elle s’est finalement achetée son propre vélo pour plus de flexibilité. Et vous savez quoi ? J’en suis ravie pour elle et je le recommande vivement. Nous faisons parfois le chemin ensemble (moi en velib, elle sur son velo personnelle). Comme ça les matins, où je ne me sens pas de bonne humeur, je n’ai pas à supporter mes concitoyens dans la promiscuité du métro. Non seulement, je respire, mais je ne pollue pas non plus. Evidemment, il faut habiter dans un périmètre qui vous le permet, mais vous commencerez votre journée dans de bien meilleures dispositions !

A condition bien sûr de ne pas s’irriter trop facilement de la conduite au volant des Parisiens mais bon qui lo dico e qui lo nego (je dis ça, j’dis rien) !

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