… Les romans aux belles couvertures

art du jeu - chad harbach

La rentrée est derrière nous, hélas… Certains en sont déjà peut-être nostalgiques en voyant le mois d’octobre pointé le bout de son nez et les journées se raccourcir.

Pour ma part, j’ai effectué ma rentrée il y a quinze jours et il semblerait que j’en sois effectivement un peu atteinte. Je le sais car je commence déjà à lorgner sur mes futurs congés. En grande mordue d’organisation, vous vous imaginez bien que le prochain weekend en novembre avec mon mari Francesco, est déjà tout programmé ! Toutefois, il me paraît loin… Mes collègues sont toujours aussi adorables, je n’ai aucun reproche à leur faire. Mais disons que j’avais grandement pris gout au farniente, les grasses matinées et les barbecues durant ce long mois d’été de congés passés.

Fort heureusement, la rentrée est aussi synonyme de rentrée littéraire. Cet aspect là constitue une vraie consolation. Alors je me suis dit que pour tous les penauds qui ont aussi du mal à reprendre le rythme, une petite sélection de livres valait mieux que de larmoyantes lignes de plaintes sur ce morose mois de settembre.

Tandis qu’en été j’aime lire des choses légères, tels que des magazines féminins sur la plage, à la rentrée je retourne à des sujets plus sérieux.

Au fil des années, acheter un livre a pris le vrai chemin d’un rituel affectueux. J’aime avoir du temps devant moi pour pouvoir lire tous les résumés en 4ème de couverture des nouveaux romans. Je chéris particulièrement les couvertures colorées et les œuvres de grands formats. Et à la question, quel type de romans j’affectionne ? Sans hésitation, les romans dits « d’analyse » ou les romans réalistes.

Malgré tout, quelques personnes m’ont déjà rétorqué que je ne pouvais me définir comme « une ultra passionnée de livres » car je lis lentement : je prends en moyenne un mois pour finir un roman. Et pourtant la lecture a la qualité de m’apaiser, de me permettre de m’évader, de réfléchir et de bien m’occuper lors de mes trajets en transports en commun. Certes, je lis rarement trois livres à la fois, mais je ne crois pas me tromper lorsque je me qualifie de grande amatrice de romans étrangers, en particulier.

Alors ce mois-ci, après moult hésitations, j’ai craqué pour le livre de la journaliste Adrian Nicole Leblanc, Les enfants du Bronx, qui pendant douze ans a été en immersion dans le quartier, suite au procès d’un jeune trafiquant d’héroïne portoricain. Elle y raconte la vie de ceux qui l’ont côtoyé, qui l’on aimé et de ceux qui l’ont craint. Quand famille, drogue, pauvreté et amour se rencontrent dans un reportage-témoignage poignant et criant de vérité.

Conseil de la rédaction : Âme trop sensible s’abstenir. Beaucoup de stupéfaction et d’empressement à connaître la fin se sont emparés de moi dès le début. Curiosité morbide ou curiosité tout court, je ne saurais le dire.

Et voici deux autres romans qui m’ont marqués et que je recommande vivement.

Il y a tout d’abord L’art du jeu de Chad Harbach, sorti en Juin 2012, aux Editions JC Lattès. L’environnement universitaire américain dans lequel se situait la fiction m’a d’abord attiré. Ajouter à cela le fait que les quatre personnages principaux soient tous intriguants, qu’il s’agisse d’un premier livre que l’auteur a mis neuf années pour écrire ; et vous aviez une Béné conquise !

Pour faire court, le livre fait la place belle au Baseball (sans en connaître les règles, je vous certifie que vous en comprendrez les enjeux lorsqu’il le faut) en mettant en scène un certain timide et avenant Henry, nouvelle recrue et prodige de l’équipe du Westish College. Sous la houlette du ténébreux et envoutant capitaine Mike Schwartz, Henry va briller jusqu’à manquer un lancer facile. Une certaine fébrilité s’installe… Le destin de la belle Pella, fraichement revenue à Westish pour cause d’échec amoureux et de son père Guert, président de l’université, viendront grandement se mêler et s’associer aux doutes et remise en question de nos deux protagonistes cités plus haut. Un livre qu’on ne peut plus et qu’on ne veut plus lâcher dès les premières lignes.

Enfin, pour la gent féminine en quête d’une belle histoire d’amour, l’enivrant roman Un jour de David Nicholls, sorti en 2009, aux éditions Belfond, devrait amplement vous satisfaire. Un livre chronologique retraçant la complexe relation entre Emma et Dexter au travers d’une mythique Angleterre, avec son lot d’amitiés, d’expériences, de réussites et d’échecs. Grand ascenseur émotionnel et bourré d’humour juste. Un jour a même eu droit à son adaptation cinématographique en 2012, avec Anne Hathaway et Jim Sturgess, en têtes d’affiche.

Je vous rassure, je lis également des classiques mais je trouvais qu’une petite sélection personnelle vous apporterait davantage.

Allora buena lettura !

#chad harbach#david nicholls#livres